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SORE

Ă©glise de Sore

Mairie de Sore 

339 rue Broustra
40430 Sore

Tel: 05 58 07 60 06
Fax: 05 58 07 64 72

Courriel: sore.mairie@wanadoo.fr

Site internet : www.sore.fr 

www.sore.fr

« La Ville Â» de Sore Ă  travers l’histoire.

Les camps romains.

Deux camps auraient existĂ© Ă  Sore pendant la Guerre des Gaules. Jules CĂ©sar, en campagne contre les Vasates (Bazas) et les Tarusates (Tartas), les aurait implantĂ©s   aux CastĂ©ras, dont le nom actuel trahit encore l’origine (du latin « castrum), et au Pichouret, Ă  7 km vers Pissos.

On voit encore la butte des « Casteras Â» près de l’ancienne maison de retraite.

Les traces des invasions.

De par sa situation, Sore a Ă©tĂ© le carrefour de voies importantes : Celle de Sore Ă  Bordeaux (camin de BourdĂ©ou) et L’Estrade de Morderet, vers Bazas et Langon. Cette dernière a Ă©tĂ© utilisĂ©e plus tard par les pèlerins de Compostelle, Ă  partir du XIe siècle, mais surtout depuis la fin du XVe. La troisième, vers Sud partait vers Labrit, Mont de Marsan et les PyrĂ©nĂ©es.

Les Arabes, les Vascons, les Wisigoths, puis les Normands sont certainement passés par Sore, si l’on se réfère aux écrits de l’abbé Mengelatte, et à ceux de Me Laurent Descoubes.

Me Descoubes se fonde sur l’origine proposĂ©e de certains toponymes comme « lou merle Â» (le « pont du merle Â») ; près d’un promontoire nommĂ© « Castelsarrazin Â» situĂ© rive droite de la Leyre, vers Argelouse, lĂ -mĂŞme oĂą la tradition situe un mythique « veau d’or Â».

De quand le premier « château Â» de Sore date-t-il ?

Le cartulaire de Bigorre mentionne sa destruction par les Normands en 843, mais ce document a été rédigé entre 1100 et 1300.

Les cartulaires(du latin médiéval chartularium), sont des recueils de copies établis par des personnes ou des institutions, de documents relatifs à des biens ou à des droits, ou concernant leur histoire ou leur administration. Ils proviennent généralement d’abbayes ou de cathédrales.

Le Château de Sore

Parler de châteaux à propos des mottes castrales paraît quelque peu exagéré. En fait, c’étaient des constructions assez modestes érigées dès le Xe siècle. Le site lui-même avait plus d’intérêt stratégique que la construction elle-même. Celle-ci était constituée de palissades et d’un ouvrage de bois, sur une élévation de terrain. Peu à peu, l’édifice a gagné en importance. Aliénor d’Aquitaine, au XIIe a autorisé le seigneur d’Albret à construire (ou reconstruire) le château.

Eléments du château

Il s’élevait Ă  la place des anciens « CastĂ©ras Â», 10 m au dessus de la Leyre et des ruisseaux de Picoy et des Arrocqs. Le château Ă©tait protĂ©gĂ© par les dĂ©fenses naturelles que constituent son aplomb sur la Leyre et par de vastes fossĂ©s alimentĂ©s en eau par un système d’irrigation. On en relève des traces jusque dans les annĂ©es 1940/1950.

A l’intérieur de ces défenses s’est bâtie la Ville, autour d’une chapelle aujourd’hui disparue, dédiée à Notre Dame. Le nom est resté pour désigner cette partie Nord de l’agglomération, par opposition au bourg, où s’élèvent l’église Saint Jean-Baptiste et actuellement la mairie.

Qui passe à Sore…passe partout (dicton local)

Au milieu du XIIIe, Amanieu VII, seigneur d’Albret, avait eu recours à la main d’œuvre des Sourets pour restaurer et améliorer le château de Sore, mais aussi ceux d’Aillas, de Castelnau de Cernès et de Labrit.

Certains pensent qu’en rĂ©compense, il leur aurait Ă©tĂ© accordĂ© le privilège nommĂ© « droit de souchet Â» ou « souquet Â» sur les marchandises traversant la ville. Les Sourets n’auraient donc pas manquĂ© de percevoir rĂ©gulièrement cet octroi lĂ©gitime, d’oĂą le dicton.

Les portes du château de Sore.

L’accès se faisait par trois portes. Une seule subsiste, celle du Sud, proche du moulin. Elle est appelĂ©e parfois « Porte des Anglais Â». La porte Est a Ă©tĂ© dĂ©molie en 1784. Ses pierres ont servi pour le presbytère, transformĂ© aujourd’hui en maison mĂ©dicale. La porte Nord-Ouest a Ă©tĂ© dĂ©truite sur dĂ©cision du conseil municipal en 1836, pour servir aux travaux du pont. Il ne s’agit pas du pont actuel.

La porte de la Ville (proche du moulin)

C’est le seul vestige du château encore debout (La chapelle St-Rémy est en ruines). Elle a été construite dans la seconde moitié du XIIIe siècle. C’est un ouvrage massif, d’une épaisseur de 3 mètres. Elle ouvrait, en contrebas, vers le Sud, et la voie de Labrit et Mont de Marsan.

N’oublions pas que Sore dépendait de la seigneurie d’Albret, dont le berceau est Labrit.

Particularités

Elle est construite en garluche, ou pierre d’alios, dont la couleur est due au fer qu’elle contient. C’est un matériau très résistant, caractéristique de la Haute Lande. L’ogive est en pierre blanche, moins solide. En dessous, on reconnait l’emplacement de la herse. On aperçoit aussi les vertiges d’un petit escalier qui menait au sommet (pour la manœuvre de la herse) vers une petite tour.

A remarquer

Côté droit, sur la moulure, on reconnaît une feuille d’acanthe et une tête de bélier. Mais le joyau se trouve à la clé de la voûte. Cette pierre porte le monogramme du Christ.

L’histoire rĂ©cente de cette pierre est Ă©tonnante : RetrouvĂ©e dans les ronces, elle Ă©tĂ© transportĂ©e au musĂ©e de Borda Ă  Dax. En 1980, Sore la rĂ©cupère et l’expose Ă  la salle des fĂŞtes, lors d’une manifestation organisĂ©e par l’EcomusĂ©e de la grande Lande. Elle a fini par retrouver sa place.

Notons qu’en 1981 avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e une l’association, « les Amis du Vieux Sore Â», dont le but Ă©tait la sauvegarde du patrimoine local.

Après une longue attente, la démarche a enfin abouti. La porte de la Ville a été classée monument historique le 7 octobre 1992.

L’évolution de la Ville.

En 1577, pendant les guerres de religion, la Ville a été presque entièrement rasée par les Huguenots et ses habitants ont été massacrés. Quelques rares maisons ont été moins touchées, ou réhabilitées. Peu à peu, la Ville s’est reconstruite, mais pas le château.

Actuellement, une des plus vieilles maisons de Sore est celle que l’on peut voir encore devant l’ancienne maison de retraite (famille Tauzin, puis Martin).

La Chapelle Saint-RĂ©my

Extra muros, il existait un Â« hospital Â» et une chapelle, qui accueillaient les pèlerins depuis le XIe ou XIIe. Selon Me Descoubes, leur prĂ©sence est signalĂ©e en1608 « depuis un temps immĂ©morial Â» dans les comptes du Conseil de Fabrique, qui gĂ©rait l’église Saint Jehan du bourg et la chapelle.

Cet ensemble se trouvait Ă  l’extĂ©rieur : Les pèlerins inspiraient peut-ĂŞtre le respect, mais aussi la mĂ©fiance. De plus, ils ne sentaient pas toujours très bon… Il y avait mĂŞme un cimetière, autour de la chapelle, pour ceux que les forces avaient abandonnĂ©s, dĂ©finitivement.

Deux itinĂ©raires ont Ă©tĂ© identifiĂ©s :

L’un venait de la France du centre, passait par Bazas, puis par Sore, via l’estrade de Morderet, ensuite Moustey, Lipostey et Bayonne. L’autre, depuis Bordeaux, empruntait la porte nord de Sore et celle du Moulin, pour gagner Labrit, Mont de Marsan et les Pyrénées.

Au XVIIe, la chapelle en mauvais état a été restaurée. Mais son déclin était inéluctable. En 1885, elle a été désaffectée, et transformée en grange à foin. En 1965, elle s’est écroulée.

Quant à l’hôpital, une maison d’habitation a été aménagée sur son emplacement.

La Ville et Le Bourg.

Le Bourg, traversé par la Leyre, s’est développé parallèlement à la Ville. Longtemps, il a été moins important.

La rue principale porte le nom du dernier survivant d’une vieille famille qui, en 1875 a laissĂ© un legs important pour la construction d’un « hospice Â» de vieillards. Cet Ă©tablissement est devenu la maison de retraite Broustra, construite au sud de l’ancienne motte castrale. Elle est restĂ©e en service jusqu’en 2011. Elle a Ă©tĂ© remplacĂ©e par L’EHPAD « les Balcons de la Leyre Â», construit au bourg par la CCPA.

Texte de Jean Rodes. Sources : Me Laurent Descoubes,Sore et son passĂ© ;documents manuscrits de l’abbĂ© Mengelatte, (mĂ©diathèque de Sore).

Information

N°INSEE : 40307

Nombre d'habitants : 1093

Maire : Vincent GELLEY

1ère élection : 2014

Conseil municipal

Adjoints: Michel SAUBOUA, Manon JAILLET, Jean-Paul BEDIN, BEAUTEMPS Anne.

Conseillers: Jean-Edmond RODES, Monique DUPOUY, Chantal LAULAN, Marie LESCOUTE, Fernando FRANCISCO, Jean-Paul MARGNES, Denis BARTHE, Thierry LORMAND, Elise DAGUENET, Emilie RAMBERT

Mairie

Secrétaires de mairie: Nadine THIBAUT et Nathalie DUBOURG

Horaires d'ouverture :

Lundi, mercredi et vendredi : 9h-12h   13h30-17h

Mardi et jeudi : 9h-12h

Délégués communautaires

Manon  JAILLET

Manon JAILLET


Anne BEAUTEMPS

Anne BEAUTEMPS


Jean Edmond RODES

Jean Edmond RODES


Suppléant

Vincent GELLEY


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